Biographie Alibi Montana

Biographie Alibi Montana
Alibi Montana est né en 1977 et a grandi jusqu'à l'âge de 22 ans à La Courneuve. Depuis 1999, il balance un hip hop brut de décoffrage et sans concession, hors des circuits traditionnels des grandes maisons de disques. En 1999, il sort « T'as ma parole », puis « Mandat de dépôt » trois ans après. En 2004, le rappeur publie ensuite « 1260 jours », dont le titre évoque le temps passé à la maison d'arrêt de Villepinte pour tentative d'homicide. Dans cet album, le chanteur dénonce les conditions désastreuses de la vie en prison, le suicide, le traitement infamant que l'on inflige aux prisonniers. La même année, Alibi participe à l'album de Rohff, « La Fierté des Nôtres », ainsi qu'à la compile « Street Lourd Hall Stars ». Un an plus tard, Alibi Montana met en boîte « Numéro d'écrou 8460-F », puis « Toujours Ghetto Vol 1 », et avec l'un de ses collègues rappeurs, Lim, enregistre « Rue » qui paraît fin 2005. Le prolifique Alibi sort ensuite début 2006 « Toujours Ghetto Vol 2 ».

Jusqu'à présent, Alibi n'était connu que dans le milieu underground du hip hop français. Mais on a pu le voir récemment dans l'émission « Complèment d'Enquête » (diffusée sur France 2), consacrée à l'édition et à la diffusion de la musique en France. Et surtout, Alibi a provoqué le scandale, lorsque a été publié à la mi février dans « Le Journal du Dimanche », un extrait de l'un de ses textes, « Aucun changement », où le rappeur provoque Nicolas Sarkozy avec virulence : «Nicolas, t'ouvres ta gueule, tu fais du bruit pour rien, tu fais la racaille à la mort, putain, personne te craint, le bitume t'a montré qu'il faut pas l'insulter, continue ce bras de fer et tu vas te faire buter». Ce titre fait partie du nouvel album d'Alibi qui sortira à la fin du mois de mars 2006.

Après avoir attaqué La Rumeur et Sniper en justice, Nicolas Sarkozy menace aujourd'hui Alibi Montana d' un procès. Mais ce dernier n'en a cure, considérant qu'il est tout à fait légitime d'avoir un discours engagé, car tel est l'objectif du rap, de dénoncer le malaise, de pointer du doigt les défaillances du système, la précarité et l'inégalité sociale. De plus, ce nouveau morceau reste dans la continuité d'un autre titre d'Alibi Montana sorti en juillet 2005, « Bienvenue à la Courneuve Sarkozy », qui n'avait pas fait autant de vagues à l'époque. Dans « Aucun Changement », Alibi Montana revient sur les propos outrageants qu'a tenu le ministre de l'intérieur en novembre dernier, lorsque ce dernier a parlé de « racaille » et de « karcher ».


# Postato giovedì 17 maggio 2007 12:07

Modificato venerdì 02 novembre 2007 06:58

Biographie Akhenaton

Biographie Akhenaton
Mars 2006: sortie de "Soldats De Fortune", quatrième album solo d'Akhenaton. Dix ans après "Métèque Et Mat", première escapade solitaire du leader d'IAM. Une boucle, un cycle.
En 1995, Akhenaton, après le succès massif rencontré avec IAM et son "Je Danse Le Mia"(1993), conviait à un voyage à la nostalgie jamais pleureuse, succession de visions sépia, entre Naples et Marseille. Issu d'une famille d'immigrés italiens, Philippe Fragione aka Akhenaton rappait les chemins difficiles du déracinement, les valeurs millénaires, explorait ses racines, lent travelling sur l'avant pour mieux dessiner l'après. Résultat: plébiscite total. Seul derrière le micro, Akhenaton se racontait, démontrait que le rap, loin des clichés violents et désormais récurrents, pouvait également mêler travail de mémoire et introspection poétique. Un premier essai de haute volée!
Akhenaton n'a jamais parlé dans le vide. Son flow n'a jamais souhaité se perdre dans les méandres de la frontalité béotienne. Chez lui, chaque mot est à sa place, toujours. Chez lui, les idées se doivent d'être creusées. Jusqu'à l'os. Quand il s'adresse aux médias, loin du contexte musical, pour commenter les émeutes de banlieues ou l'islamophobie galopante, il ne racole pas, explique, analyse, réagit. Pas simplement un artiste qui s'insurge pour séduire - maladie toute contemporaine- mais bel et bien un électron libre, qui refuse les raccourcis dangereux. Un franc tireur avec un coeur.
Pas étonnant pour ce gamin de la planète Mars, tombé amoureux du rap lors d'un voyage new-yorkais, un été lointain, durant les années 80. La passion. Le flash. Une encyclopédie en guise de cadeau à 8 ans lui avait donné le goût de la découverte, l'envie d'apprendre. Ce périple américain allait tracer son destin.
Depuis 1989 et les débuts d'IAM, Akhenaton semble n'avoir qu'une seule idée en tête: rendre hommage à un style musical qui lui a offert la possibilité de décoller du bitume. Élévation. La scène rap hexagonale se perd dans des querelles intestines sans fin, la répétition prend le pas sur la création, peu lui importe. Il écrit, encore et encore. Parce que le rap, ce n'est ni pour simplement briller, ni pour emplir des tiroirs caisse. Le rap, c'est sa vie. Tout simplement.
Indépendamment de tout le reste. Akhenaton est un travailleur de l'ombre, un obsédé de la perfection, un avaleur de cadences, un pèlerin.
Surtout, c'est une fidélité à toute épreuve qui le caractérise. Pas son style de coucher pour une nuit. Akhenaton s'inscrit dans la durée. Il sait que l'excellence ne passe que par l'effort. Il connaît aussi sa chance.
Deuxième escapade solo en 2001 avec "Sol Invictus", disque plus sombre, gorgé de spiritualité, ode d'un père qui s'interroge, aux ambiances sous tension et vraiment old school, un disque évidemment solaire, où une certaine dépression s'empare des textes, mais une dépression de combat, les poings serrés, le regard tourné vers l'avenir, même si celui-ci n'annonce rien de bon. Akhenaton démontre une fois de plus que le rap a tout à gagner en acceptant de jouer la carte de la sincérité. Un mot bien trop galvaudé ces dernières années.
En 2002, troisième album, "Black Album". Balancé sans prévenir.
En parallèle, toujours IAM, bien sûr. Et la production. Akhenaton ne se contente pas de gérer sa carrière, il tend le micro à la relève, Chiens de Paille, Psy4 De La Rime, L'Algérino ...la liste est longue. Écrit pour le cinéma, réalise même, aux côtés de Kamel Saleh, son premier long métrage, "Comme Un Aimant", histoire d'un quotidien transfiguré du côté de Marseille. Et en co-signe avec Bruno Coulais la somptueuse bande son, résolument soul. Rendre hommage sans relâche à ses premiers amours. Fidélité, fidélité, fidélité. Encore et toujours.
Et donc, en 2006, ce "Soldats De Fortune", pas simplement un énième disque. Non. Mais autant une prolongation qu'un virage, une étape qu'un raid en territoire sauvage. C'est en indépendant qu'Akhenaton marque son retour.
Après 15 années passées chez Virgin puis EMI, c'est désormais sous son propre étendard, celui de 361 Records , qu'il contre-attaque.
Ce disque dense, aux multiples atmosphères, dévoile un Akhenaton libéré, encore plus ambitieux, alternant les charges héroïques ("Soldats de Fortune", "Alamo", "Troie", Entre La Pierre Et La Plume", "Vue De La Cage"), les clins d'oeil amusés et diablement rythmés (L'École De La Samba", "Cosca Crew Party", "Live Dsladsktk", "Comode Le Dégueulasse") et une mélancolie aux larmes aiguisées ("Sur Les Murs De Ma Chambre", "Canzone Di Malavita", "Mots Blessés"). 18 titres écrits et produits par Akhenaton, agrémentés de 4 morceaux bonus (dont "La Fin Du Monde", odyssée de dix minutes au flow visionnaire, époustouflant!), avec Sako des Chiens De Paille, Psy4 De La Rime, Veust Lyricist, Faf Larage, Toko, Saïd, en invités, sans évidemment oublier IAM, avec un Shurik'N très présent, qui dévoile des qualités de chanteur jusque là insoupçonnées.
Dix ans après "Métèque Et Mat", Akhenaton n'a pas tout dit. On le sent toujours excité, comme un gamin qui refuserait de remiser au grenier son jouet. Un jouet précieux, ayant su traverser les années sans jamais perdre sa magie, un jouet qui aurait encore plein d'histoires à raconter. Si Akhenaton a grandi, a accepté ses responsabilités d'adulte, ses yeux brillent du même feu qu'au tout début, quand rien n'était écrit, quand tout était possible. Et ça, ça n'a pas de prix.

# Postato giovedì 17 maggio 2007 12:04

Modificato venerdì 02 novembre 2007 06:58

Biographie de l'Algerino

Biographie de l'Algerino
Samir alias L'algérino est né à Marseille. Il se destine tout d'abord à une carrière d'ingénieur ou de professeur de maths avant de se lancer véritablement dans la musique. Son ambition première : apporter un nouveau souffle au rap actuel avec des textes réfléchis et souvent engagés. Signé sur le label d'Akhenaton, 361 Records, il fait la première partie de la tournée d'IAM. Son premier album Les Derniers seront les premiers mélange habillement rap, funk, électro et rock. Il a collaboré avec Soprano, Akhenaton, Shurik'N et les Psy 4 de la rime.

Interview de L'Algerino

Tu nous viens d'où, quand as-tu commencé ?...
L'Algerino : Alors, L'Algerino, ça vient de Marseille, des quartiers nord, La Savine...
J'ai commencé le rap assez jeune en écoutant les premières cassettes d'IAM ou NTM
Première scène à l'âge de 11.12 ans à La Castellane...
Après j'ai enchaîné les mixtapes, les concerts...
Au début quand j'étais mino j'étais dans B-Vice Junior, après j'ai fait une petite escale avec 45 Niggaz à l'époque quand on a sorti « guerriers de mars »
Ensuite j'ai posé dans le premier album des Psy 4 De La Rime « Block Party », dans le « Black Album » d'Akhenaton aussi avec Alonzo sur « Rimes sévères »...
Puis la rencontre avec AKH, la tournée d'IAM, et la sortie de l'album...

Avec un gros buzz... Comment tu l'expliques ?
Le buzz... Il était né par rapport au fait que je faisais beaucoup de scènes et beaucoup de mixtapes dans la région, jusqu'en province...
Après Paris, ça reste encore une forteresse (Rires)
Et après évidemment quand tu fais la tournée d'IAM, ça t'aide, donc c'est venu petit à petit dans la région parisienne...
En fait, mon buzz est né surtout par rapport à la scène...

Ta rencontre avec Akhenaton ?
J'étais dans les studios 'La Cosca' quand j'ai enregistré « On naît on vit on meurt » avec les Psy 4 et il avait bien aimé la prestation...
Après on s'est vu et je lui ai fait écouté des maquettes 2.3 fois, il voyait l'évolution et il aimait bien...
Le nom tournait bien par rapport aux scènes et aux tapes, et puis voilà...
Signé sur 361 Records...
Ca s'est fait naturellement, sans chi chi.
Moi en fait je n'attendais rien, jusqu'à ce qu'on me propose un contrat...
Voilà, c'est à côté de chez moi, y'a eu le feeling, donc ça s'est fait tranquillement...

J'ai relevé quelques morceaux, histoire que tu nous en dise un peu plus...
On va commencer avec le premier single, 'On est là !', avec le sample de guitare de fou furieux...
Pour l'histoire de ce morceau, j'étais à La Savine dans une voiture avec un collègue et on était en train d'écouter le cd de Chris de Burgh, et y'avait le sample...
Direct j'ai tilté et on l'a samplé avec Hamidou (NDLR : compositeur du morceau)...
Et voilà, quand tu rentres une guitare comme ça dans la MPC, tu ne peux pas rester insensible !!!
C'est patate, c'est un morceau de voiture, tu mets ça à fond...
Même sur scène le morceau fait son effet, au bout du deuxième refrain, les gens commencent déjà à le chanter !

Un énorme morceau ensuite, un peu plus mature, conscient, que je verrais bien en 2ème single, 'Est-ce que tu m'as vu ?'
Ouai...
Morceau conscient, mélancolique, mature...
Morceau touchant auquel je tiens beaucoup...
J'étais dans une passe un peu difficile de ma life...
Je ne vais pas te mentir, je l'ai écrit en l'espace de 20 minutes, c'était hyper rapide...
Je l'ai écrit dans le silence, je n'avais pas d'instru...
Et effectivement, c'est probablement le deuxième single ...

"Témoin muet", avec les ch½urs réalisées par Ruby qui sont tout simplement mortels !
En fait, j'ai rencontré Ruby dans la tournée d'IAM où elle était choriste...
J'aimais bien sa voix donc je lui ai proposé de poser sur l'album...
J'ai bien kiffé aussi la prestation qu'elle a faite.
L'instru au début était vraiment basique, avec violons, beat et basse...
Ce qui a habillé le morceau c'est le flow, les voix, le refrain...
Donc bonne vibe, il est bien ce morceau !!! Même dans les voitures aussi il tape bien(Rires)

"Etoile d'un jour", Le featuring avec Sopra... Il déchire sur ce morceau. Je le verrais bien d'ailleurs en 3ème single(Rires)
Gros morceau...
Sur scène les gens connaissent les paroles par c½ur...
C'est un morceau que je dédie à un mec de mon quartier qui s'est fait buté par des colleurs d'affiche du front national, Ibrahim Ali...
Pour rendre hommage un peu à tous ces gens qui sont morts pour rien...

Autre morceau énergique, 'Dans le mouv', avec AKH et l'intro funny...
Là j'étais chez Sofianne, un pote qui m'a fait écouté la prod en pensant que ça n'allait pas me plaire...
Mais comme je suis un mec qui aime bien écouter le son à fond dans la voiture... J'ai écouté la basse et le rythme et direct je l'ai pris...
J'étais dans le studio en train de poser, Akhenaton l'a écouté et il a voulu poser dessus !
Ca a donné « Dans le Mouv' ».
Bouga et Malo traînaient dans les studios aussi, on les a fait faire un petit délire dans l'intro.
Ca donne un son pour la voiture encore...

"M.A.R.S", un peu comme la suite logique des 'Chroniques de Mars'
Ouai, tu as toute l'équipe, les mecs que je côtoie tous les jours...
Les Psy on a grandit ensemble, on a commencé à faire du rap ensemble.
Y'a aussi IAM...
Pas vraiment de thèmes, c'est un peu un hymne...

Je vais te donner quelques noms, tu vas me dire ce que tu pense d'eux...
Akhenaton...
Mec simple, humble... Carrière magnifique... Un mec que j'écoutais à donf...
Tous les groupes de Mars qui sont sortis sont passés par lui...

Shurik'N...
Pareil...
Son album solo est une bombe atomique...

Psy 4 De La Rime...
C'est la famille, les soss... Des braves types... Ils m'ont beaucoup aidé aussi à ce que je sorte de l'ombre avec IAM


Soprano... Est-ce qu'il nous prépare son album solo ?
Je ne pense pas qu'il fasse un album solo...
Beaucoup l'attendent, mais pour le moment il se concentre sur le deuxième des Psy 4

Chiens de Paille...
Très très bon lyricistes...
C'est des mecs qui méritent aussi de sortir de l'ombre...
Bon feeling, on a fait la tournée ensemble...

Et pour finir, Drogba...
(Rires) Bah voilà... En 1 an, il a fait ce que Papin a fait en 3 ans... Magnifique...
Le meilleur c'est quand il était à Paris, quand il a marqué et qu'il a fait « Allez L'OM »...
Ca c'était beau, c'était magnifique...

Question plus générale, que représente le Hip Hop pour toi ?
Ca représente un moyen d'expression, de balancer tous les messages que tu veux...
Le micro c'est une arme !
Quand tu as un micro, tu peux représenter tous les gens qui ont des coup de blues ou qui ont des choses à dire...
La varièt' avait quelques côtés similaires avant, avec des mecs comme Brel, Aznavour, Balavoine...
Pourvu que le Rap ne perde pas ce côté message et ce côté « je dis pas n'importe quoi quand je rap ».
En ce qui me concerne, je ne lâcherais jamais...
Après, c'est sur, je suis un mec qui aime bien flamber, c'est pas pour rien qu'il y a des morceaux faits pour la voiture dans l'album...
Mais il faut des morceaux où tu ramènes un peu plus de profondeur...
Y'a des sujets qui me touchent, et je peux pas passer à côté de ça, notamment l'amalgame que les gens font entre l'Islam et le terrorisme.
Obligé d'en parler...


Quelles sont tes inspirations musicales, tes classiques, tes références ?
Pour le rap américain, les premiers albums de Notorious BIG et de Jay-Z...
Pour la France, les premiers albums de Rocca, la F.F, Idéal J, Kéry James, Shurik'n, Lunatic, Le Rat Luciano, et bien sûr « L'école du micro d'argent »...

Et maintenant, quels sont tes projets ?
Tournée en solo dans toute la France à la rentrée normalement...
Des concerts...
Sinon, j'écris tous les jours et je me concentre sur le prochain album...

Justement, quels sont tes featurings de rêve ? Avec qui aimerais-tu bosser ?
Ah bah je vais pas les dévoiler parce que je vais peut être les faire dans le deuxième album...
Ceux que je suis sur de jamais faire, Notorious BIG par exemple (Rires)


# Postato giovedì 17 maggio 2007 10:50

Modificato venerdì 02 novembre 2007 06:58

Biographie Booba

Biographie Booba
Nous sommes en 1996, c'est "Le crime paie" sur la compilation Hostile, sorte de manifeste du rap de rue, en tout cas un vivier auquel une grande partie du rap français n'en finira pas d'immensément puiser. Booba dont les promiscuités successives avec les plus importantes formations du rap français, La Cliqua, X-men du temps de Time Bomb, le Beat de Boul, ne sont certainement pas dues au hasard, depuis ses premières compositions avec son groupe Lunatic, et avant même "Le crime paie" ou le titre "Les vrais savent" sur la compilation L432, a toujours étonnamment su faire se rejoindre la brutalité sèche du constat et un registre plus sophistiqué : une savante élaboration rythmique dans son écriture, une manière de procéder par images que même ses détracteurs ne lui enlèveraient pas. Sans jamais verser dans aucun catéchisme quel qu'il soit, assumant un matérialisme en passe de devenir le mot d'ordre de notre société, renonçant à toute morale, Booba avance à visage découvert jusqu'à son premier album solo Temps mo rt en 2002, où l'espace qu'il s'est créé lui permet d'exprimer sans entrave ni inhibition l'extrême particularité de ses visions. Aussi étrange que cela paraisse ce sont bien des visions qui portées par la musique et un flow rauque sinon rocailleux touchent d'autant plus leur but, et ce n'est certes pas l'auteur lui-même qui nous contredira, lui qui dit écrire dans une espèce de flou, de flash.

Des exemples ? Qui aurait songé à voir dans le matérialisme la perspective de laisser tout en pourboire au croquemort, dans une insomnie un marchand de sable sniffant de la coke ? Pour traduire la violence de cette époque, s'imaginer un f½tus avec un calibre, ou, exposant sa difficulté à trouver le sommeil concevoir le geste de verser sa peine et son insomnie dans la feuille à rouler ? Tel est bien Booba, lui qui se veut la tornade de Boulogne, un créateur d'images mystérieuses qui s'incrustent en nous, s'incisent, collant à nos rétines, un auteur dont la force première est d'abord de nous parler plus que de lui : à partir de lui (ce dans un mouvement, le rap français, où l'expression communautaire l'emporte généralement sur le point de vue individuel).

Pour preuve, avec l'album Panthéon, Booba installé en solo innove avec la création d'un territoire fantasmatique "Tallac", comme si la singularité de sa langue nécessitait parallèlement un lieu qui lui fût propre. Après avoir enchaîné en indépendant rien moins que deux disques d'or, Mauvais ½il avec Lunatic et Temps mort son premier solo, un single "Destinée" lui assure enfin des passages radio et un titre sur la bande originale de Taxi 3 renforce sa notoriété. La notoriété ? Disons le v½u de la société d'enfouir et masquer la singularité de l'individu derrière une série d'ennuis divers avec la justice de Booba à la une alors que le silence est de mise lorsqu'il s'agit de sa musique dans les médias.

On comprend son désir d'exil à "Tallac" et quoique le rappeur demeure un ardent représentant des Hauts-de-Seine, quoique ni sa mélancolie spécifique ni sa sombre brutalité dans l'exposition des faits n'aient été altérées sur ce nouvel album, nous retrouvons ce sentiment clair de triomphe qui leur fait opposition et contribue à la force des disques de Booba. On n'intitule pas pour rien son disque Panthéon. Comme Jean Genet, Booba aurait pu dire : "ma victoire est verbale".

# Postato giovedì 17 maggio 2007 10:45

Modificato venerdì 02 novembre 2007 06:58

113

113
Biographie 113
Le groupe 113 voit le jour dans les années 90. Rim k, AP et Mokobé adorent la musique depuis qu'ils sont petits. Ensemble, ils décident de fonder le groupe pour vivre de leur passion.

C'est leur titre "Truc de Fou" qui les fait connaître en 1998, single issu de leur premier maxi "Ni barreaux, ni barrières, no frontières".

Les trois membres du groupe participent pendant de nombreuses années à plusieurs compilations comme "Planète Rap II", "Première classe" etc...

Leur premier album "Les princes des villes" sort en 1999. On note la participation de Manu Key, Pone de la Fonky Family et Cut Killer.

L'album est poussé par le titre "Tonton du bled" remporte une victoire de la musique pour le meilleur album rap groove de l'année".

Le groupe quant à lui remporte la victoire de la musique de la révélation de l'année 2000.
Leur second album "113 fout la merde" sort en 2002.


# Postato giovedì 17 maggio 2007 10:36

Modificato venerdì 02 novembre 2007 06:58